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Nina Jayasuriya
“maintenant tfaçon y’a plus de transat que de cocotiers”, 2024
Artwork
Nina Jayasuriya
“maintenant tfaçon y’a plus de transat que de cocotiers”, 2024
Grès émaillé, métal, scotch, tissu teint au curcuma / Enameled stoneware, metal, scotch, fabric died in curcuma
125 x 39 cm 49 1/4 x 15 3/8 in.
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La pratique de Nina Jayasuriya s’inscrit aux interstices des territoires. À partir de son héritage sri-lankais et depuis Paris, son lieu de naissance, elle navigue entre les frontières poreuses des antagonismes : public et privé, tradition et modernité, artisanat et industrie, tangible et spirituel, profane et sacré. En choisissant la céramique comme médium de prédilection, elle fait usage de ses mains pour revisiter un geste archaïque et reconsidérer l’artisanat contemporain à l’heure de la surproduction mondialisée. Dans une ère où la production est essentiellement décentralisée et chaque secteur de nos vies capitalisable, Nina Jarasuriya donne à voir une nouvelle définition du rituel à travers une célébration de gestes imperceptibles et des objets familiers du quotidien. <br /><br />L’oeuvre “maintenant tfaçon y’a plus de transat que de cocotiers” évoque l’invasion récente du tourisme de masse sur les côtes srilankaises. Faisant référence à l’hôtel que tiennent les parents de l’artiste au Sri Lanka depuis son enfance, la sculputre témoigne du passage d’un tourisme responsable, basé sur la transmission des traditions, à un sur-tourisme balnéaire effréné à la suite de la pandémie de Covid-19. Les tourniquets de souvenirs dominent désormais le paysage littoral du bord de mer. S’inspirant d’archives photographiques de l’époque coloniale colorisées à la main, Nina Jayasuriya rassemble sur ce présentoir des plaques de grès émaillé peintes au format carte postale. Ces souvenirs sculptés, en édition unique, représentent des paysages naturels et évanescents. Le titre provient des échanges épistolaires entre l’artiste et ses proches. Issue de la mémoire de Nina Jarasuriya, cette galerie d’images aqueuses et intemporelles s’étend comme une zone de résistance à l’exploitation destructrice du pays de ses ancêtres et à la monétisation du souvenir.

Nina Jayasuriya
Lives and works between Paris and Sri Lanka



















































































