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Alberto Giacometti
Esquisses de têtes d’hommes et compositions perspectivales sur la une de France soir, 21 juin 1963, 1963
Artwork
Alberto Giacometti
Esquisses de têtes d’hommes et compositions perspectivales sur la une de France soir, 21 juin 1963, 1963
Stylo bille sur page de journal / Ballpoint pen on newspaper page
Feuille dépliée / Unfolded sheet : 61 x 42 cm (24 x 16 1/2 in.) Feuille pliée / Folded sheet : 33 x 43,5 cm (13 × 17 1/8 in.) Encadré / Framed : 45 x 60 cm (17 11/16 × 23 5/8 in.)
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La figure humaine, et plus particulièrement le visage, est un thème central récurrent pour Alberto Giacometti tout au long de sa carrière. Après des études d’art classique, qui lui ont permis de maîtriser la représentation traditionnelle, sa phase surréaliste l’éloigne quelque peu de la figuration, sans pour autant diminuer son intérêt pour les « têtes ». À partir de 1935, son retour vers le modèle marque le début d’une quête de ressemblance qui animera son travail jusqu’à sa mort. Giacometti construit ses dessins avec un foisonnement et un entrelacement de lignes. En alternant les sessions de dessin d’après nature et de mémoire, il capte la puissance émotionnelle émanant de ces visages, s’éloignant du réalisme pour présenter sa propre perception de la réalité.<br />Dessinées sur une page du journal, ces esquisses de têtes d’homme sont une démonstration frappante de la méthode de Giacometti. Ces visages, presque translucides et fragiles, suspendus dans le vide de la page, dégagent une présence indéniable, un “noyau de violence” que l’artiste considère incassable. Chaque trait, chaque ombre, chaque détail méticuleux met en lumière une recherche continuelle de la vérité et une exploration approfondie de l’âme humaine. L’œuvre de Giacometti nous rappelle que la vérité se trouve parfois dans l’ambiguïté, dans l’espace entre être et non-être, et c’est là que l’essence de la vie est souvent capturée. Ainsi, ce dessin reflète les théories de Giacometti sur une quête incessante de la vérité et l’exploration de l’ambiguïté de l’existence, de manière captivante. Chaque tête représente une plongée profonde dans la nature humaine, une tentative de saisir ce qui se cache derrière le visage que nous montrons au monde, poursuivant constamment cette « vérité sans fin » qui caractérise l’œuvre de Giacometti.<br /><br />Ce dessin a appartenu à l’ancienne collection de Marguerite Lang qui fut la première épouse de Tériade. Marguerite Lang fut elle-même une proche collaboratrice de l’éditeur d’origine grecque, travaillant auprès de lui pour la publication de la revue d’art “Verve”, et sur ses différents projets de livres illustrés. Alberto Giacometti, qui connaissait Tériade depuis la fin des années vingt, s’est lancé dès la fin des années cinquante dans la réalisation de lithographies pour un ouvrage sur Paris dont Tériade assura l’édition, “Paris sans fin” publié en 1969. C’est sans doute dans ce contexte de travail que Giacometti a fréquenté Mme Lang, et qu’il lui a donné ce dessin.<br />

Alberto Giacometti
Died in 1966 in Chur, Switzerland























































































