Zoé Bernardi

Des blondes pour Hollywood - Corinne Calvet, 2026

Œuvre

Zoé Bernardi

Des blondes pour Hollywood - Corinne Calvet, 2026

Tirage photogravure, encre rose / Photogravure print, pink ink

29.7 x 21 cm (11 3/4 x 8 1/4 in.)

Prix sur demande

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C’est suite à la lecture de Des blondes pour Hollywood, Marylin et ses doubles, d’Adrien Gombreau, que l’idée naît. Dans ce livre, l’auteur fait le portrait d’une dizaine d’actrices d’Hollywood contemporaines de Maylin, blondes elles-aussi, qui ont aspiré à devenir les nouvelles « blondes d’Hollywood » et se sont fait pour la plupart broyées par un système impitoyable et des démiurges pensant pouvoir produire de façon manufacturées des blondes pour Hollywood. J’ai été infiniment touchée de découvrir des femmes qui, en plus d’avoir été broyées par un système, ont été une deuxième fois broyées par l’oubli. Le fait de les nommer, de les réinsérer dans le tissu de l’histoire d’Hollywood m’a paru salutaire, et je voudrais continuer ce geste d’entrer en relation avec ces femmes disparues. Marylin est une figure matricielle : elle est la génèse d’un modèle de féminité qui a été industrialisé mondialement, et décliné à l’infini. Je voudrais travailler sur ces autres femmes qui n’ont pas eu la renommée de Marylin, mais qui se sont inscrit dans cette quête pour devenir la nouvelle « blonde », tendue entre une nécessité d’imitation, et la nécessité d’exister par et pour elles-même. Je voudrais travailler sur cette coexistance étrange entre des une image figée dans une jeunesse et dans un glamour lisses et souvent menteur, ainsi que l’image vraie d’une personne qui continue d’évoluer et de vieillir. Je vois leur identité comme une négociation constante entre un persona qui les précèdera même une fois morte, et une existente qui persévère malgré tout. Ce livre m’a également permis de rencontrer Mamie Van Doren qui faisait partie des portraits.

Mamie Van Doren, avec Marylin Monroe et Jayne Mansfield, fait partie des trois « M », trio d’actrices américaines et sex-symbol notoires des années 1950. Mamie est la seule survivante de ce trio, et plus généralement fait partie des dernières personnes ayant connu et participé aux années 1950 et 1960. Elle a écrit deux autobiographies, dont la plus connue s’intitule Playing the Field. De cette matière, riche, naît une série d’oeuvres avec lesquelles j’aimerais continuer l’exposition.